Première carte du tarot, le Bateleur incarne le commencement, l’impulsion, la puissance créatrice à l’état brut. Il est celui qui détient les outils, les potentialités, sans encore connaître la direction précise de son chemin.
Dans cette réinterprétation contemporaine, le Bateleur se dresse entre ciel et terre, son corps bleu vibrant, il est un apprenti. Il tient dans sa main un bâton blanc, fin et lumineux, incarnation de la volonté dirigée, de l’acte créateur prêt à se manifester. Ce bâton n’est pas seulement un outil, c’est une extension de sa conscience, le trait d’union entre l’idée et sa réalisation.
Les objets dispersés autour de lui, épées, amphores, sphères, rappellent les quatre éléments du tarot (épée, coupe, bâton, denier), symboles des forces à sa disposition. Pourtant, ici, ils semblent flottants, comme en attente de leur activation.
Le Bateleur ne joue pas encore, il observe, il pose, il incarne le potentiel. Il est la promesse d’un acte à venir, d’une création, d’un voyage initiatique.