À force d’écouter son intuition, son nez a fini par prendre toute la place. Chez lui, sentir est devenu une manière de penser. Il ne cherche pas des certitudes, il suit les indices invisibles, les pressentiments, les petits mouvements intérieurs qui nous guident bien avant que notre raison ne trouve des explications.
Sous ses pieds, des strates racontent un paysage intérieur. Elles représentent tout ce qui nous construit sans se voir : nos expériences, nos émotions, nos souvenirs, nos élans. Cette géologie intime façonne notre manière d’habiter le monde.
Paco fait partie d’une famille de personnages que je crée en céramique. Chacun est la personnification d’une qualité humaine. En amplifiant un détail du corps, je cherche à rendre visible une disposition intérieure. Mes sculptures ne représentent pas des personnes. Elles donnent un visage à des compagnons que nous connaissons déjà, même si nous ne leur avons jamais donné de nom.
Paco, lui, nous souffle simplement qu’il n’est pas toujours nécessaire de tout comprendre. Parfois, suivre son nez est déjà une façon d’avancer.